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Caramel - bavardage - lectures

Par marietom, 22/08/2007 à 18:06
Catégorie : bavardages
Caramel, c'est le film que nous sommes allés voir hier.

"À Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré et sensuel où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale aime Rabih, mais Rabih est marié. Nisrine est musulmane et son mariage prochain pose problème :  elle n’est plus vierge. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes et vit au rythme des visites d’une belle cliente aux cheveux longs. Jamale refuse de vieillir.
Rose a sacrifié sa vie pour s’occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées, entre coupes de cheveux et épilation au caramel."
Allez-y, c'est superbe !
Grand moment de cinéma, tout en émotion, avec des scènes parfois superbes, entre autre, un coup de téléphone que passe Layale à son amant, ou encore, une scène de couture (je n'en dis pas plus)...

Et puis, juste après, petit tour dans une galerie commerciale. Ca n'a l'air de rien, pour vous, mais moi, ça fait 3 mois que je n'ai pas mis les pieds dans des magasins...
Maisons du monde a eu droit à ma visite. Failli trouver une petite soeur à ma girafe qui s'ennuie toute seule sur une étagère. (enfin, toute seule, sans congénère girafe quoi !). ET puis, un peu de lèche vitrines, voir les titres des revues qui paraissent dans un kiosque, ça n'a l'air de rien, quand c'est du quotidien... Aaaah, c'était bien !

Bon, sinon...
Fini La nuit de l'erreur de Tahar Ben Jelloun. Un peu toujours les mêmes thèmes, mais ça faisait longtemps que je n'avais rien lu de lui, donc, j'ai retrouvé son écriture avec plaisir.

Feuilleté deux beaux livres :
magnifique ! Ca m'a donné envie de partir, enfin, comme d'hab quoi !
et puis :



je n'ai pas lu toutes les nouvelles, quelques-unes quand l'auteur ou la destination me plaisait. Certaines photos sont magnifiques, d'autres, à mon avis, ne sont pas du niveau d'un beau livre comme celui-là...

Continué ma boulimie de BD avec :

sur le thème du SIDA

Vingt ans après, Séverin, Hugues et Louis se retrouvent à l'enterrement de Rose, la mère de Fanchon. Mais Fanchon est absente. Fugue, dit-on. Disparue sans laisser de traces. Mystère que cette disparition. Malaise que cette explication.
Sur le faire-part que Séverin a reçu figure le signe que Fanchon dessinait sur les arbres et les rochers.
Le signe de l'amour qu'elle portait aux trois amis, le signe de leur complicité. Pour Séverin, aucun doute,
Fanchon se tient là, tout près.
Mais pourquoi ne se montre-t-elle pas ?
Fancbon, une singulière destinée, intimement liée à la nature sauvage et enchanteresse,
des arbres de la forêt aux tourbillons de la rivière.

Belle BD. Détail amusant, un dessin d'un endroit que j'ai vu presque chaque jour pendant 12 ans, le cinéma Miramar et ses environs.



Un BD en noir et blanc, le style qui au départ ne m'attire pas.

Mais, superbe histoire !

"Lucille hait sa mère trop protectrice. Arthur aime son père alcoolique et violent. L'un comme l'autre souffrent de cette situation. Arthur s'en sort en jouant au sataniste, Lucille quant à elle sombre dans l'anorexie. Lorsqu'ils se rencontrent, tout pourrait rater, et pourtant c'est le début d'une histoire d'amour qui les mène de Paris à la Toscane, de l'adolescence à l'âge adulte."

ET j'ai fini avec la série de Petit polio :



"Petit Polio, c'est Mahmoud, toulonnais de 6 ans d’origine algérienne surnommé ainsi parce qu'il a attrapé la maladie tout petit. En ce mois de juillet 1958, il passe ses vacances sur la plage en compagnie des ses sœurs et de sa mère, alors qu'au pays la guerre fait rage. Son seul réel souci étant de savoir comment il va se procurer le nouveau « Kiwi », il mène une vie paisible, loin des tracas des adultes et des heures troubles du conflit.

Mettre en scène la situation délicate des Algériens vivant en France dans les années 50 n’était pas une tâche commode. Plutôt que de le faire de manière sombre, Boudjellal a préféré utiliser le regard du jeune Mahmoud, pour qui la guerre d’Algérie est tout sauf une préoccupation. Doté d’un bon coup de crayon, le môme en profite même pour croquer le Général lors de sa visite à Toulon. La vie s’écoule donc lentement et sans souci jusqu’au jour où il assiste au passage à tabac d’un Arabe qui avait pris le trolley sans ticket. Lentement le gamin se rend compte de sa situation et réagit violemment. Ces faits divers sont toujours traités avec justesse et sensibilité par l’auteur, aidé dans cette tâche par un dessin splendide et des couleurs douces. De même lorsqu’on assiste au comportement exacerbé d’un jeune soldat français revenant du front, Boudjellal sait utiliser les mots justes pour ne pas verser dans le mélo, et conserver la dimension humaine de la situation.

Malgré la gravité du sujet, Petit Polio constitue un savoureux moment de lecture, à l’humour léger et aux répliques percutantes. Le tout est accommodé d’un vocabulaire typique, heureusement traduit d’amusante façon par l’auteur dans un lexique en fin d’album, et servi par un dessin dépouillé mais touchant. Enchanté par cette excellente initiative de Futoropolis, on en redemande.
"

Par flemme, j'ai récupéré mes résumés sur le site BDthèque :

BDthèque


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Commentaires

Le 24/08/2007 à 8:06, par Bidouille
Servais c'est un gars de notre gaume, je l'ai rencontré quelques fois par hasard, il est génial....
Le 29/08/2007 à 17:49, par tepani
coup de coeur commun pour Lucille, alors... Vraiment original dans la présentation, le graphisme, le propos... j'avais vraiment accroché moi aussi

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